Quotidien

Posté le 14 mars 2007

Quotidien dans Contes train__by_llittleangell

Il parait que c’est angoissant d’attendre sur le quai d’une gare, un train qui n’arrive pas. Alors pourquoi il y a autant de voyageurs. Peut être parce que ce monde n’est qu’une vaste gare, où l’on se sent pas tout à fait ici, pas tout à fait parti. Une gare angoissante où on attend tous le même train, en espérant qu’il ne vienne pas, ou au moins en retard. Le train train quotidien.

Aujourd’hui j’ai l’impression d’être assit dans ce train, je n’en suis pas sur, on ne peut en être certain mais j’en ai l’intime conviction. Je suis un voyageur assit du coté fenêtre à regarder le paysage défiler. J’y voit des endroit merveilleux, le soleil approche de son zénith je me sent pratiquement dehors, pratiquement, parce que je suis belle est bien prisonnier de ce train. Où il va ? je n’en sait rien, en réalité ça m’importe peu, peut être même qu’il tourne en rond sans destination. Moi qui aurais voulu être dans mes baskets je ne suis même pas libre. Car ce train ressemble à une prison. Alors pourquoi tant de gens l’attendent patiement sur le quai. Peut être simplement parce qu’on n’a pas le choix, partout où on est, on se trouve dans une gare, et le train train quotidien fini toujours par arriver.

Quelle fatalité, la fatalité, je la hais, je déteste cette notion qui voudrait nous faire croire que l’on est pas à la tête de son destin, qu’on n’est pas libre de nos propre choix, qu’on n’est pas au commande de sa vie, maître de soi. Aujourd’hui je voudrais pouvoir sauter de ce train, mais je sais que je retomberais inlassablement les deux pied sur le sol de cette gare que je déteste tant. Pourtant il arrive des fois que le dallage s’efface, les rails s’éloigne et je me retrouve au pied d’un immense arbre, haut comme trois immeuble, il me semble que c’est un baobab, peut etre. Je m’en approche, il fait nuit, la voûte étoilé brille de toute sa splendeur une nuit sans lune, il pleut… Au pied de cet arbre j’aperçois une jeune fille toute recrovier sur elle même, dans son dos s’agite deux frêles petite ailes. Naît alors en moi une conviction profonde : si je suis ici c’est grâce à elle.

Je marche alors sur le sol couvert de fleur, et sur ce doux tapis je m’agenouille, la petite fille pleure, et à chacune de ses larmes naît une fleur, différente de la précédente et bien plus belle en tout point. Cette fille à les larmes du phoenix de chacune de ses larmes naît la vie. Je ne sais pas quel est ce lieu, je ne sais pas quel est ce grand baobab, je ne sais pas pourquoi je suis ici, et je ne serais jamais qui elle est vraiment. Ca n’a aucune espèce d’importance, où je suis, où je vais, qui est-elle. Je ne suis sure de rien. Mais si je suis persuadé d’une chose, c’est que ce lieu ne ressemble en rien à une gare. Et que si avec le temps apparaissent peut être quelques dalles, il n’y passera jamais aucun train.

 

Un commentaire pour « Quotidien »

  1.  
    effet de zailes
    16 mars, 2007 | 11:18
     

    assise sur le banc, dans cette gare vide, j’observe et atten le train train des cours qui doit m’emmener loin du soleil et du bien-être. et là, un petit bout du nez qui m’apparait, lui aussi seul et plein de bagages entre les mains, sur le dos. il est chargé de pleins d’histoires, plein de rêve et de tendresse…Le train entre en gare. son souffle emporte nos cheveux et l’image de ce quai vide et triste pour nous faire apparaître un baobab immense au sange de secret…une larmes sur nos joux, elles se mélanges, se mèlent, s’entrelassent pour créer une bulle humide autour de leur monde. le train à disparu est ne réapparaitra jamais…
    comme une promesse
    je t’aime

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