Free Hugs

Posté le Samedi 24 février 2007

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« Je (Juan Mann) vivais à Londres au moment où mon univers s’est mis à basculer, et m’a forcé à rentrer chez moi. Le temps que mon avion atterisse à Sydney, tout ce qu’il me restait était un gros sac plein de vêtements, et un monceau d’ennuis. Il n’y avait personne pour me souhaiter un bon retour, aucun endroit où rentrer. J’étais un touriste dans ma ville natale.

Me tenant au milieu du terminal d’arrivées, regardant les autres passagers retrouver leurs amis et leur famille, leurs bras grands ouverts et leurs visages souriants, se prenant dans les bras et riant, je voulais qu’il y ait quelqu’un, là, à m’attendre. A être content de me voir. A me sourire. A me prendre dans ses bras.

Alors je me suis procuré un carton et un marqueur, et j’ai fait une pancarte. Je me suis rendu à la rue la plus fréquentée de la ville et j’ai levé mon panneau au-dessus de ma tête avec les mots « FREE HUGS » (accolades conviviales / câlins désinteressés / câlins gratuits / embrassades offertes) notés des deux cotés

Et pendant quinze minutes, les gens se sont contentés de regarder à travers moi. La première personne qui s’est arrêté m’a tapoté l’épaule, et m’a raconté que son chien venait de mourir ce matin. Que ce matin, c’était également l’anniversaire de la mort de sa fille unique dans un accident de voiture. Que tout ce dont elle aurait besoin à ce moment, où elle se sentait seule au monde, était un calin. Je me suis agenouillé, on a passé nos bras l’un autours de l’autre, et quand on s’est séparé, elle souriait.

Tout le monde a des problèmes, et c’est certain que les miens ne sont pas les pires. Mais voir quelqu’un qui fronçait les sourciles, sourire juste un instant, ça vaut à chaque fois le coup… »

freehugs.fr,http://www.freehugscampaign.org/.

Coeur Sombre @ 13:58
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Valentin Vingt centimes

Posté le Dimanche 18 février 2007

Valentin Vingt centimes dans Contes angelviibybionic7ev3

Et voilà comme il est d’usage de la faire à cette époque, quelques réflexion sur la saint Valentin. Une fête inventée par les fabriquant de carte de voeux pour nous faire flipper. Histoire de vous rappeler une fois de plus que l’amour occupe une place centrale dans notre société. Et que tout les jours on vous véhicule cette image, l’amour c’est le bonheur, le célibat c’est le malheur. Cette phrase sonne d’ailleurs à elle-même comme un slogan infâme. Je me demande pourquoi il n’existe pas de film sans baiser, pourquoi on vous presse tant à trouver quelqu’un.

Attention je ne dis pas que l’amour n’est pas le bonheur, je vis en plein dedans et pour la première fois j’ai passé une saint Valentin non célibataire. Mais rassurer vous messieurs mesdames célibataires la saint Valentin n’a d’importance que pour vous. Parce qu’en réalité en couple ça nous passe largement au-dessus de la tête. C’est juste une bonne raison pour offrir des fleurs et/ou un cadeau, comme si on avait besoin qu’ont nous dise quand faire des cadeaux.

 

En tout cas ça n’a pas beaucoup d’importance puisque maintenant c’est terminer. Et comme ça fait quelques jours que je n’aie rien n’écrit sur ce blog je profite de cet article pour poser quelques mots sur les Vacances.

Et oui c’est les Vacances et déjà la première semaine s’achève. Trop rapidement sans doute mais bon le tout c’est dans profiter, et comme les anciens nous l’apprennent il faut profiter à chaque seconde, ça s’appelle l’épicurisme et s’est la plus belle chose au monde. Donc voilà une semaine toute curieuse, plein de gens et de fête peu de grasse matinée fort malheureusement mais beaucoup de sourires. Quelques passages dans des parcs, de la jongle, de la musique, des jeux de cartes, que demander de plus. J’espère que la seconde semaine seras au moins aussi bonne que celle-ci. Sur ce, je vous souhaite de bonnes vacances à tous.

Coeur Sombre @ 16:04
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Sens à sillon

Posté le Lundi 12 février 2007

Sens à sillon dans Contes Norma_o2_by_junkster78

Que ce passe t’il ?

Je rentre tout simplement chez moi hier, et j’ouvre machinalement la porte de ma chambre pour jeter mes affaires sur mon lit. Seulement voilà il se passe quelque chose d’étrange. Mes yeux se posent sur mon lit vide et délicatement fait. Me viens alors une étrange sensation plus que désagréable, un vide absolue, un manque. Voilà une semaine que mes parents étaient partis et j’ai passé une merveilleuse semaine, pleines de splendides soirées. Et aujourd’hui pour la première fois depuis quelques jours je devrais dormir seul, tous seul dans ses draps.

Et c’est un peu là le résumé de ma soirée, comme on le dit :  » je suis dans de beaux draps mais ils sont froids ». Un manque absolu j’avais oublié combien il est difficile de trouver le sommeil loin de toute chaleurs, sans pouvoir enlacer celle que l’on aime. En une semaine nous avons réinventer l’amour à notre façon. Il parait même qu’aujourd’hui il fasse grand beaux pour laisser de la place à notre amour de s’étendre jusqu’aux étoiles. Rebâtir le monde à notre effigie secrète. S’effacer des autres pour ne vivre que tous les deux dans un cocon de tendresse.

J’ai besoin ma trop qui vie dans sa petite bulle, j’ai besoin de ta main dans la mienne j’ai besoin de tes yeux, j’ai besoin de ta voix pour me dire bonne nuit, j’ai besoin de ton premier « je t’aime », j’ai besoin de tes petits yeux collés, j’ai besoin de tes lèvres, j’ai besoin de l’odeur de ta peau, j’ai besoin que tu m’embrasse. Si tu savais comme je me sens si seul loin de toi, car tu emporte mon coeur avec toi et tu capture la moitié de mon âme, loin de toi je ne peux vivre qu’a moitié. Toutes ses sensations qui me sont si chères, oui c’est vrai mon odorat est très peu développé mais je veux sentir ta peau, oui c’est vrai le monde n’est qu’illusion mais je veux vivre dans tes yeux, oui c’est vrai je déteste manger mais je veux goûter à tes lèvres chaudes, oui c’est vrai mes mains sont rugueuses et maladroites mais je veux qu’elles te parcourent.

Je t’en supplie revients…

Coeur Sombre @ 12:54
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Papillon

Posté le Lundi 12 février 2007

C’est un bouquet sans fleur
Une fleur sans parfum
Un parfum sans odeur
Une odeur sans plus rien
C’est une idée sans mot
C’est un mot sans pensée
Une pensée sans cerveau
Un cerveau sans passé
C’est un bijou sans corps
C’est un corps sans envie
C’est une envie sans mort
C’est une mort sans lit
Une chanson sans début
Un début sans histoire
Une histoire sans vécu
Un vécu sans mémoire

 

Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions
Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions

 

C’est un ciel sans espace
Un espace sans limite
Des limites sans trace
Une trace sans suite
C’est un amour sans coeur
Un coeur sans pulsation
Une pulsation sans heure
Une heure sans sensation
Un jardin sans verdure
Une verdure sans couleur
Une couleur sans peinture
Une peinture sans auteur
C’est un chemin sans fin
Une fin sans baiser
Un baiser sans humain
Un humain sans bébé

 

Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions
Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions

 

C’est un rire sans bouche
Une bouche sans peau
C’est une peau sans douche
Une douche sans eau
Une larme sanglot
Un sanglot sans bougie
Une bougie sans cadeau
Un cadeau sans ami
Un désir sans berceau
Un berceau sans prénom
Un prénom sans marmot
Un marmot sans poumon
C’est un amour sans coeur
Ce sont deux coeurs sans fruit
Comme deux fruits sans fleur
Comme deux fleurs sans pluie

 

Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions
Nous avons tout notre temps
Plus celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi forts que nous serons

Coeur Sombre @ 11:56
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Une phrase, des maux.

Posté le Dimanche 11 février 2007

Une phrase, des maux. dans Sommeil troublé _narcoleptic__by_rache_engel

Et si la vie n’était pas une histoire mais simplement une phrase. Sans grand rapport avec celle qui l’entoure dans ce gigantesque ouvrage qu’est le monde. Parfois une phrase engendre la suivante, des fois non. Parfois courte souvent longue, il nous appartient de l’écrire. Oui car c’est faut cette phrase n’est pas finit, elle est suspendue à aujourd’hui et c’est nous qui l’avons écrite.

Non le destin n’existe pas, certain ajouterons des mots ainsi sans vraiment y réfléchir, et ils s’enchaîneront sans aucun sens. D’autres passent leurs temps à trouver les mots sans pouvoir rien formulé. Certain n’ont pas besoin d’inspiration et ils ne se rendent compte que trop tard qu’ils auraient dut écrire plus lentement.

Dans cette phrase sans morale qu’est la vie, chaque mot est un événement, et chaque virgule est un tournant. Libre à nous d’en soigner la syntaxe et d’écrire le plus possible. Certains ont dans leur trousse de simples stylos bic, d’autres écrivent de leur plus belle plume.

 

Adoptant cet étrange point de vue, le temps d’un regard jeté sur un livre. Il me vient naturellement quelques questions. Comment être sure qu’un mot suffit pour exprimer tout ça, pourquoi utiliser ce mots et pas un synonyme mais surtout pourquoi écrire ? Autant de question qui m’envahissent peu à peu l’esprit. Et même si chercher des réponses serait vain je vis avec une certitude, car si j’ai passé ces derniers mois à écrire je t’aime je me rends compte que ça ne suffit plus…

Zarglu, Maëna, Gazu, Moudou, ploup, Do.

 

Juste un silence

Coeur Sombre @ 23:34
Enregistré dans Sommeil troublé, Songes
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